Notice biographique
Michel Andrault est né à Montrouge le 17 décembre 1926 et décédé à Paris le 5 avril 2020. Pierre Parat est né à Versailles le 16 avril 1928 et décédé à Paris le 8 octobre 2019.
Les deux architectes sont diplômés de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1955; Pierre Parat est également diplômé de l’Ecole polytechnique de Lima (Pérou).
Michel Andrault est architecte conseil du ministère de l’Equipement pour la Drôme et l’Ardèche.
Ils s’associent en 1957 à l’issue du concours international pour la basilique de Syracuse dont ils sont lauréats. Ils se font notamment connaître, à partir des années soixante, par de nombreuses opérations de logements, groupements complexes de cellules individuelles conçus pour apporter une certaine qualité au logement collectif, dans plusieurs villes françaises: Bordeaux, Marseille, Montpellier, Nanterre. Ils construisent, sur le principe d’un agencement de cellules en terrasse, leurs immeubles en ‘pyramides’ à Epernay en 1969 (Pierre Parat architecte en chef de la ZUP), Villepinte en 1970 et Évry en 1972-1981.
Ils édifient aussi d’importants bâtiments de bureaux ou bâtiments publics, caractérisés par le contraste entre une structure porteuse colossale en béton, associée à des circulations verticales marquées, et des plateaux libres souvent enveloppés de verre: caisse régionale du Crédit agricole à Auxerre (1969-1970), siège de Havas à Neuilly-sur-Seine (1972), faculté des lettres et des sciences de Tolbiac (aujourd’hui centre Pierre-Mendès-France de l’université Paris 1), Paris 13e (1973), tour Totem au Front de Seine, Paris 15e (1978), Palais omnisport de Paris-Bercy, Paris 12e, (1979-1984), immeubles des Assurances générales de France à Madrid (1981).
Les deux architectes se séparent au début des années 1990 et poursuivent des activités distinctes.
Projet lancé en 1971 pour initialement sept mille logements, il fut ramené à deux mille cinq cents logements sur trois cent mille mètres carrés pour un coût global de 792 000 000 francs. Sur un plan approximativement carré, construit autour d’un plan d’eau artificiel cerné par une place, et entouré par le vaste parc des Loges, avec une terrasse par appartement et des allées piétonnes, disposant d’écoles maternelles et élémentaires, d’un collège et de commerces, il devait permettre de renouer avec l’esprit village. Les immeubles au plan pyramidal sont un empilement de module pré-construits implantés sur des poteaux et des dalles. La plupart furent imaginés par des architectes de renom, Michel Andrault et Pierre Parat, Michel Macary ou Paul Sirvin[1]. Le quartier est conçu par les architectes comme une volonté de renouvellement du fonctionnalisme et de dépassement du style architectural brutaliste propre aux années 70. Ainsi le quartier des Pyramides se distingue par une structure atypique à mi-chemin entre habitat individuel et collectif. Les bâtiments sont conçus comme un empilement de maison individuelle avec jardin de ce fait, chaque appartement dispose d’une terrasse donnant l’effet de jardin suspendu. Les bâtiments sont très proche créant des allées sinueuses afin de rejeter la voiture hors du quartier et de créer un espace à l’usage exclusif des piétons.
La Lucarne MAGIQUE
En , un « jeu de la fenêtre » devient l’objet d’un engouement sur les médias sociaux et reçoit une couverture médiatique importante. Il consiste à tirer et faire rentrer un ballon de football dans la fenêtre du local à poubelle de l’immeuble sis 24 rue Jules-Vallès depuis le trottoir d’en face. Désormais surnommée « la lucarne magique », « la lucarne enchantée » ou bien « la fenêtre d’Évry », l’origine de ce défi remonte à une vidéo postée en dans laquelle un habitant nommé Djibril, surnommé « l’ancien », interpellé par des cris, intervient et réussit à rentrer le ballon du premier coup
